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Aujourd'hui
plus de 36 millions de personnes sont contaminées par
le VIH dans le monde. 90% d'entre elles vivent dans des pays
en voie de développement. Depuis le début de
lépidémie, 18 millions de personnes sont
mortes du sida.
La
propagation continue du VIH dans les pays pauvres est responsable
dune hausse radicale de la mortalité chez les
jeunes adultes. En Afrique subsaharienne, l'ONUSIDA et l'Organisation
mondiale de la Santé (OMS) estiment que quelque 26,5
millions d'adultes et d'enfants vivent aujourd'hui avec le
VIH, et que la proportion des personnes de 15 à 49
ans infectées par le virus est en augmentation exponentielle
dans la plupart des pays. Au Cameroun, au Ghana et en Afrique
du Sud où 4,2 millions de personnes sont aujourd'hui
atteintes par le VIH/sida le taux de prévalence
chez les adultes a augmenté de plus de moitié
ces deux dernières années. La probabilité
de mourir du sida est systématiquement plus élevée
que ne l'indiquent les taux de prévalence ; dans les
pays où 15% des adultes sont actuellement infectés,
pas moins d'un tiers des jeunes qui ont aujourd'hui 15 ans
mourront du sida. Or nombreux sont les pays où les
taux de prévalence atteignent 25 %, voire plus : 36%
pour le Botswana.
Après
près de vingt ans de recherche médicale et scientifique,
des combinaisons de traitement ont été mises
au point. Ces multithérapies permettent aujourdhui
de freiner très largement la progression de la maladie
chez les patients immuno-déprimés. Trois générations
de molécules (une vingtaine répartie en trois
familles distinctes) autorisent de multiples combinaisons
thérapeutiques.
Aujourdhui
pourtant, ces traitements demeurent inaccessibles pour limmense
majorité des 36 millions de personnes vivant avec le
VIH/sida. Malgré de rares initiatives nationales, seules
quelques centaines de patients ont pu accéder aux traitements,
dans les pays où des programmes daccès
ont été implantés (Côte dIvoire,
Sénégal, Ouganda
).
Les
traitements restent beaucoup trop chers, et sont hors de portée
des pays du Sud pourtant les plus touchés par lépidémie.
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Today,
there are more than 36 million people in the world living
with HIV/AIDS. Ninety percent (90%) of them live in developing
countries. Eighteen million people have died of AIDS since
the beginning of the epidemic.
The
continuing propagation of HIV in the poor countries is causing
drastic rises in mortality among young adults. In sub-Saharan
Africa, UNAIDS and the World Health Organization (WHO) estimate
that today some 26.5 million children and adults are living
with HIV, and that the proportion of the people between 15
and 49 years who are infected with the virus is increasing
exponentially in the majority of countries. In Cameroon, Ghana
and South Africa - where 4.2 million people are living now
with HIV/AIDS - the prevalence rate among adults has increased
by more than half in the last two years. The probability of
dying of AIDS is higher than the prevalence rates indicate
; in the countries where 15% of the adults are currently infected,
no less than one third of the young people who are 15 years
old today will die of AIDS. There are many countries where
the prevalence rates reach 25% or more--in Botswana 36% of
adults are infected with HIV.
After
twenty years of medical scientific research, HIV treatment
has changed dramatically. Combination therapies drastically
reduce disease progression for immune-compromised patients.
Three classes of drugs about twenty medications all
together- allow many therapeutic combinations.
And
yet, today, for the vast majority of the 36 million people
living with HIV/AIDS, these treatments are completely inaccessible.
Small national initiatives treat only a few hundred patients
at best.
Treatments
are still too expensive, and beyond reach for countries in
the South, which are yet the most devastated by the pandemic.
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