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spacedossier de presse
spacepress review

L'accès aux traitements
Access to treatment

Pressions contre le Sud
Pressure against the South

Promouvoir les génériques
Promote access to generics

Les organisateurs
The organisers

L'offre générique
Major generics producers

L'exemple de l'AZT
A generic drug : AZT

Glossaire
Glossary

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dossier de presse (37 ko)
press review (37 ko)
first international summit for access to generics hiv drugs
DOSSIER DE PRESSE - PRESS REVIEW
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  Les laboratoires pharmaceutiques occidentaux ont imposé au niveau international des prix de vente exorbitants : une trithérapie coûte en moyenne 5000FF par mois. Dans ces conditions, de nombreux gouvernements et la majorité des financeurs refusent de s’engager pour l’accès aux traitements des séropositifs dans les pays pauvres.

  En Côte d’Ivoire, après deux ans de négociations avec les compagnies pharmaceutiques, le prix pour un mois de trithérapie reste de 3000FF. Face à cette situation, de plus en plus de pays s’intéressent à la production de copies. Ainsi, en Côte d’Ivoire, la pharmacie centrale a finalement décidé d’importer des copies d’antiviraux, moins chères et d’aussi bonne qualité, en provenance d’Inde et d’Espagne.

  En Thaïlande, au Brésil ou en Inde, les industries locales (publiques ou privées) se sont lancées dans la production de médicaments antirétroviraux et de certains traitements contre les maladies opportunistes particulièrement coûteux, réduisant ainsi drastiquement les prix de vente.

  L’apparition sur le marché de copies fabriquées par les producteurs du Sud pose enfin clairement la question du prix et ouvre de nouvelles perspectives pour les pays en développement. L’ONUSIDA a d’ailleurs mis en évidence dans une étude rendue publique à l’occasion de la Conférence Internationale de Durban sur le Sida en juillet 2000 que la mise en compétition des producteurs de copies avec les grands laboratoires constitue à l’heure actuelle le mécanisme le plus efficace pour permettre une réduction effective des prix de vente de médicaments dans les marchés du Sud, plus en adéquation avec la capacité de paiement des pays.

  Des solutions existent pour permettre la multiplication des sources de production de médicaments copiés à des prix nettement inférieurs à ceux pratiqués par les compagnies détentrices des brevets, ainsi que l’importation pour les pays ne disposant pas de capacités locales de production. Des dispositions légales sont en effet inscrites dans les accords TRIPS (accords relatifs à la propriété intellectuelle) contractés dans le cadre de l’Organisation Mondiale du Commerce en 1995. Ainsi, un laboratoire détenteur d’un brevet prêt à négocier avec un pays tiers peut céder une autorisation de production locale en échange de royalties : il s’agit alors d’une licence volontaire. Si le laboratoire n’est pas prêt à négocier, un Etat, souverain, peut décider de faire fabriquer une copie d’un produit dont il a besoin par une industrie locale : c’est ce qu’on appelle une licence obligatoire. Cette disposition permet également à un pays ne disposant pas de capacités de production propre d’importer des copies de traitements.

  C’est dans ces brèches, prévues par les accords TRIPS comme autant de garde-fous au monopole des grands laboratoires, que des gouvernements et des associations de malades ont tenté de s’engouffrer. Jusqu’à présent pourtant, ces dispositions se sont révélées inexploitables par les pays les plus pauvres : aucun d’entre eux ne s’est vu octroyer de licence volontaire (1), aucun d’entre eux n’a pu importer de copies de médicaments à partir de pays intermédiaires, aucune licence obligatoire n’a pu être mise en place.

  En l’état des rapports de forces, les " brèches ", étroites, sont inexploitables. L’intimidation est la règle à tous les stades de circulation des génériques, et les exemples de tentatives avortées abondent.

Note :
Par exemple, le groupe Pfizer refuse obstinément d'accorder une licence volontaire pour la production de fluconazole (Triflucan, médicament antifongique utilisé contre les infections opportunistes) à l'Afrique du Sud ; les activistes sud-africains sont contraints de mettre en place une campagne de désobéissance civile en organisant l'importation illégale du fluconazole générique.

 

  Throughout the world, Western pharmaceutical companies charge exorbitant prices: a standard combination costs on average $750 per month. Under these conditions, many governments and the majority of the financial supporters quite simply refuse to tackle the problem of access to treatments for HIV-positive people in the South.

  In the Ivory Coast, after negotiating for two years, it was still necessary to pay more than $420 per month. Situations like this fuel poor countries interest in getting access to generic drugs. In the case of the Ivory Cost, the central pharmacy finally decided to import generic antiretrovirals , at good quality and low cost, from India and Spain.

  In Thailand, in Brazil or in India, local industries (public and private) began producing antiretroviral drugs and several of the particularly expensive opportunistic infection drugs, resulting in drastically reduced sale prices.

  The appearance on the market of copies manufactured by the producers in the South has thus constrained the large companies to reduce their prices because of generic competition.

But under the current laws on intellectual property, i.e. patent laws, the Indians, Brazilians or Thai generic companies are not big enough to fight against the multinationals. And although their prices are low, the manufacturing costs of their copies are still too high because their markets are small. The majority of markets are excluded as a result of patent law. (Their margins for man uvre are reduced : they still only manufacture yesterday's treatments, those which they copied before the new WTO rules on intellectual property were imposed. Today there is no copy of the new protease inhibitors, for example.)

Faced with the extent of the current AIDS disaster, and given the extreme urgency, it is necessary that true competition be created immediately. It is necessary that local industries produce generic drugs in the countries which have the necessary infrastructure and export these generic products to the countries that do not have manufacturing capacities.

  Solutions to the crisis in lack of access exist. They are included in the TRIPs agreement (agreements on trade related aspects of intellectual property rights) contracted within the framework of the World Trade Organization in 1995. If the laboratory which holds the patent is ready to negotiate with a third country, it can obtain royalties in exchange for an authorization of local manufacture: this is known as a voluntary license. A sovereign State, if it does not wish to negotiate with industry, can decide to have a copy of a product manufactured by a local business, without the authorization of the patent holder. This is called a compulsory license.

  It is in these breaches, provided for by the TRIPS agreements as checks to the monopoly of the large laboratories, that governments and associations of patients tried to insert themselves. Until now however, these breaches are difficult to exploit : no country thus far granted a voluntary license (1).

  As for the countries which could be tempted to produce antiretroviral generics under a compulsory license, they are dissuaded from it by the prospect of a confrontation with Western laboratories and the governments which support them, with the United States leading the charge. These narrow "breaches" are not exploitable, given the balance of power. Intimidation is the rule at all stages of the distribution of generics, and examples of aborted attempts abound.

Note :
(1) For example, the Pfizer group obstinately refuses to grant a free license for the manufacturing of fluconazole (Triflucan, an antifungal drug) to South Africa. South-African activists have to set up a civil disobedience campaign by organizing the illegal importation of the generic fluconazole.

 
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