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Les
menaces de procès, de rétorsions économiques,
la perspective daffrontement avec les laboratoires
occidentaux et les gouvernements qui les soutiennent, Etats-Unis
en tête, ont jusquà présent eu raison
des tentatives des pays pauvres.
Peter
Piot, directeur exécutif de lONUSIDA, le signalait
dans son discours à la Commission Européenne
le 28 septembre 2000 : "Le contrat actuel, par lequel
nous avons accepté des prix élevés en
échange de traitements innovants et de meilleure qualité,
a fonctionné pour le bénéfice de tous
dans les pays riches. Quoi quil en soit, aujourdhui,
en particulier à cause du sida, ce contrat est à
remettre en question, puisquil exclut des millions de
gens de laccès à ces mêmes produits."
Les
accords internationaux ont en effet servi avant tout les intérêts
des lobbies pharmaceutiques qui dictent leurs lois aux pays.
Ils ont ainsi imposé une protection organisée
de leur monopole : un respect des brevets sur 20 ans, au
lieu de 10, dans tous les Etats membres de lOMC.
Face
à lurgence quimpose lépidémie
de sida, il est essentiel que la production de copies se développe
dans les pays pauvres et que les importations sud/sud soient
rendues possibles afin que les coûts de production des
copies diminuent. Les pays en développement ne doivent
subir aucun chantage économique, et ne doivent plus
être sous la menace de recours devant les tribunaux
de leur pays ou de lOMC. Ils doivent être soutenus
dans la mise en place de leur législation sur la propriété
intellectuelle dans lobjectif dutiliser au mieux
de leurs intérêts les mesures de sauvegarde de
santé publique prévues dans les accords ADPIC.
Aujourdhui il est urgent que des industries locales
puissent produire des médicaments génériques
dans les pays qui disposent de linfrastructure nécessaire
et exporter ces produits génériques dans les
pays privés de capacité de production.
Cest
la raison dêtre du Sommet pour laccès
aux médicaments génériques anti VIH/sida:
donner les moyens aux acteurs du sud dagir et de se
faire entendre.
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Within
these agreements, public health is already confined by exceptional
provisions: the lives of 36 million people are suspended on
a subparagraph, while the profits of the laboratories
governed their drafting.
Peter
Piot, executive director of UNAIDS, mentioned it in his speech
to the Commission on September 28, 2000: "The current
contract, by which we accepted high prices in exchange for
innovative treatments and better quality, functioned for the
benefit of all in the rich countries. Given that, today, in
particular because of AIDS, this contract should be called
in question, since it excludes millions of people from access
to these same products".
Indeed,
by means of these agreements, the pharmaceutical lobbies dictate
their laws to countries. And it is thanks to these agreements
that they have been able to convince public opinion of the
peremptory necessity for an organized protection of their
monopoly : these rules impose protection of patents for
over 20 years instead of 10, and above all, they are
imposed on all the member states of the WTO, half of which
had never thought of even patenting their own innovations.
In
front of the emergency in the AIDS crisis, the production
of copies must develop in poor countries, and South-South
importations must be made possible, in order to reduce the
production cost of copies. The developing countries must suffer
no economic blackmail, and must not any more be under the
threat of litigation nationally or before the WTO. They must
be helped in the settlement of their laws on intellectual
property, in order to create domestic law that includes the
public health safeguard measures included in the TRIPs agreement.
Local industries now must be empowered to produce generic
drugs in countries with sufficient infrastructures and to
export those generic products in countries lacking those production
capacities.
This
is the "raison dêtre" of the Summit
for access to generic HIV/AIDS drugs: to give people in the
South means to be heard and to take action.
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