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Pressions
exercées contre les pays du Sud
Pressions
commerciales :
Larticle " Special 301 " de la loi américaine
sur le commerce a été introduit en 1988 a été
utilisé contre plus de trente pays, afin dassurer
la protection des intérêts des compagnies américaines
et de pouvoir exercer des sanctions commerciales sur les pays
dont les lois sur la propriété intellectuelle
les desservent. LInde, le Brésil, lArgentine
et lÉgypte en ont été les premières
cibles.
Depuis
de longues années, l'industrie pharmaceutique thaïlandaise
est soumise à des pressions conjointes du laboratoire
Bristol Myers Squibb et des Etats-Unis, pouvant aller jusqu'aux
menaces physiques. Ce pays a été contraint de
limiter son catalogue d'antirétroviraux, parfois de
modifier la formule de certains produits. Ainsi, les séropositifs
thaïlandais doivent aujourd'hui utiliser un médicament
comme la ddI sous une forme en poudre non tamponnée
qui provoque des complications gastriques.
La
République Dominicaine est menacée de sanctions
économiques si elle ne cesse pas de produire ou dimporter
des copies qui concurrencent les médicaments brevetés
américains. Les Etats Unis étant son principal
marché (textile surtout) ces sanctions pourraient avoir
pour conséquence la mise au chômage de tout un
secteur (200 000 personnes).
En
1997, le gouvernement des Etats-Unis et lUnion Européenne
ont fait pression sur lAfrique du Sud pour quelle
cesse dimporter des copies de médicaments fabriqués
par dautres PED et vendus au dixième du prix
proposé par les multinationales. Sous la pression de
lopinion publique, les Etats-Unis ont finalement dû
retirer leurs menaces de sanctions commerciales.
Actions
devant les tribunaux :
LAssociation sud-africaine de lindustrie pharmaceutique,
qui regroupe 40 compagnies liées aux multinationales
a déposé une plainte devant le tribunal de Pretoria,
contre la législation pharmaceutique sud-africaine,
qui donne la possibilité dexploiter au mieux
les brèches laissées dans les accords ADPIC
(accords de lOMC sur la propriété intellectuelle)
: elle se laisse toute marge de manuvre pour octroyer
à ses industries des licences obligatoires, ou recourir
à des importations parallèles. Laffaire
sera jugée le 5 mars 2001.
Récemment,
le Ghana a renoncé à importer un antirétroviral
indien (le Duovir, générique du Combivir) sous
la pression du laboratoire Glaxo-Wellcome, qui produit l'original
de ce médicament.
Actions
devant lOMC :
Le gouvernement brésilien a annoncé que si les
prix de deux médicaments sous brevet, le Stocrin (Efavirenz)
fabriqué par Merck et le Viracept (Nelfinavir) fabriqué
par Roche, ne sont pas réduits, les compagnies bésiliennes
seront autorisées à produire ces médicaments
sans autorisation des firmes détentrices des brevets.
La
loi brésilienne sur les brevets prévoit que
si un produit breveté nest pas fabriqué
localement dans les trois ans suivant le dépôt
de brevet, le Brésil peut recourir à une licence
obligatoire. Les Etats-Unis dénoncent cet article,
le prétendant contraire aux accords ADPIC, et ont déposé
le 8 janvier 2001 un recours devant la commission des litiges
de lOMC.
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Pressure
against countries of the South
Commercial
Pressure :
The
American Special 301 list was introduced in 1988
and was used by the United States Trade Representative against
more than thirty countries, to secure the interests of American
companies and to inflict commercial penalties on the countries
whose laws on intellectual property put companies at a disadvantage.
India, Brazil, Argentina and Egypt were the first targets.
For
many years, the Thai pharmaceutical industry has been the
target of joint pressures from Bristol Myers Squibb and the
United. Thailand has been forced to limit its production of
generic antiretrovirals and sometimes, to modify the formulae
of some medication products. Thus, Thai sero-positive individuals
have now to take a drug as ddl in a form in powder that causes
severe gastric complications.
The
Dominican Republic is threatened with economic sanctions if
it does not stop the production or importation of copies of
patented American drugs. The United States is the primary
market for Dominican clothing export; 200,000 people could
lose their jobs.
In
1997, the United States government and the European Union
pressured South Africa in order to stop the importation of
copies of drugs made in other developing countries and sold
ten times cheaper than the price of the transnationals
patented drugs. Under the pressure of the public, the United
States finally had to withdraw their threats of commercial
sanctions.
Actions
in courts :
The South African Pharmaceutical Manufacturers Association,
in addition to 40 companies connected to the multinational
companies, is suing the government of SA. They are batttling
the South African Medicines Act, a law that would increase
medication affordability through the use of parallel importation,
generic substitution, and compulsory licensing. These lawful,
life extending mechanisms are blocked as a result of the lawsuit,
which moves through court 5th March 2001.
Ghana
recently abandoned importing an Indian antiretroviral (Duovir,
generic version of Combivir) under pressure from Glaxo-Wellcome,
the company holding the patent in rich nations.
Actions
in WHO :
The Brazilian government annouced that if prices of two patented
drugs, Stocrin (Efavirenz) made by Merck, and Viracept (Nelfinavir)
made by Roche, are not reduced, Brazilian companies will be
authorised to produce generics versions of these drugs without
the authorization of the patent holder. The Brazilian law
on patents says that if a patented product is not made locally
three years after the patenting, Brazil can issue a compulsory
license. The United States, in opposition to the Braazilian
law, has established a dispute with Brazil before the WTO.
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