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Pressure against the South

Promouvoir les génériques
Promote access to generics

Les organisateurs
The organisers

L'offre générique
Major generics producers

L'exemple de l'AZT
A generic drug : AZT

Glossaire
Glossary

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dossier de presse (37 ko)
press review (37 ko)
first international summit for access to generics hiv drugs
DOSSIER DE PRESSE - PRESS REVIEW
 

L’offre générique

  Les deux principaux pays producteurs de génériques d’antirétroviraux à l’heure actuelle sont le Brésil et l’Inde. Ils produisent la totalité des antirétroviraux de première génération (AZT, d4T, ddI, ddC, 3TC), un antirétroviral de deuxième génération (la névirapine) et, dans le cas du Brésil, un antirétroviral de troisième génération appartenant à la classe des antiprotéases (l’indinavir).

  La fabrication, au Brésil et en Inde, de copies de ces médicaments, pourtant développés par des laboratoires occidentaux, est entièrement légale. En effet, ces produits n’ont jamais été protégés par aucun brevet, ni au Brésil, ni en Inde, parce qu’à l’époque où ils ont été inventés, les médicaments faisaient partie en Inde et au Brésil de la liste des produits non-brevetables. Ainsi il n’existait pas de monopole de fabrication sur les médicaments, et les entreprises locales étaient libres d’en fabriquer des copies. Les prix des antirétroviraux génériques sont en moyenne 80% inférieurs à ceux pratiqués par les laboratoires occidentaux.
Toutefois, avec l’uniformisation des systèmes de propriété intellectuelle imposée par la mondialisation et l’OMC (crée le 1er janvier 1995), le Brésil doit depuis 1996 concéder aux industriels des brevets de 20 ans sur les médicaments. L’Inde, quant à elle, a jusqu’en 2005 pour s’aligner sur les législations occidentales en matière de propriété intellectuelle.

  En Thaïlande, jusqu’en 1992, les brevets n’étaient accordés que sur les procédés industriels de fabrication, et non sur les produits eux-mêmes. Ainsi, les médicaments en eux-mêmes n’étaient pas sous brevet, et si tant est qu’ un autre procédé de fabrication existe, rien ne s’opposait légalement à la production de copie. C’est pourquoi l’AZT, la d4T et la ddI, qui ont été brevetés avant 1992, existent en version copiée dans ce pays.

 

The generic offer

  The world’s two major generic antiretroviral drug producer countries are Brazil and India. They manufacture each of the first-generation ARVs (AZT, d4T, ddI, ddC, 3TC), one of the second-generation ARVs (nevirapine) and, in the case of Brazil, one of the third-generation antiretrovirals, which belongs to the ‘protease inhibitor’ drug class (indinavir).

  Brazil and Indias manufacturing of copies of these drugs, which were developed by Western companies, is entirely legal. Indeed, these products have never been under any patent, neither in Brazil nor in India. The reason for this is that at the time when these medicines were invented, drugs were on the list of non-patentable products in both Brazil and India. Therefore there were no restrictions on manufacturing copycat versions of drugs. A consequence of this is that antiretrovirals are on average 80% cheaper there than in countries where there are patents.
However, due to the standardization of intellectual property systems imposed by the process called globalization and the WTO (created on January 1, 1995) Brazil has been forced to grant 20-year long pharmaceutical patents, and India must do the same, before 2005.

  The other notable generic ARV manufacturing country is Thailand. Before 1992, Thailand did not grant any patents for product inventions, but only for manufacturing process inventions. Therefore the drugs themselves were not on patent, and as long as there existed another means to make the drug than the one which was patented, there was nothing to stop local manufacturers from making copies of a drug. That is why AZT, d4T, and ddI, which were all invented before 1992, are available as affordable generic drugs in Thailand.